OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Ados et parents ne se parlent pas Net http://owni.fr/2012/11/21/ados-et-parents-ne-se-parlent-pas-net/ http://owni.fr/2012/11/21/ados-et-parents-ne-se-parlent-pas-net/#comments Wed, 21 Nov 2012 15:52:25 +0000 Claire Berthelemy http://owni.fr/?p=126380

Les enfants et adolescents ne communiquent pas avec leurs parents, enfin pas sur le numérique. C’est ce que constate Marie Derain, défenseure des enfants, qui a rendu son rapport hier, le 20 novembre. En substance, elle observe dans “Enfants et écrans : grandir dans le monde numérique” [PDF] une scission entre les utilisateurs (les plus jeunes) et les régulateurs familiaux (les parents la plupart du temps) :

Le contraste est frappant entre la vision méfiante, voire diabolisante, que peuvent avoir les adultes de l’usage du numérique par les adolescents, qui, eux, voient ces vecteurs de communication comme un élément banal de leur quotidien. [...] Les adolescents ne seraient pas conscients des risques de divulgation et de perte de contrôle de leurs informations personnelles. Pourtant, les jeunes adolescents ne sont pas si démunis. Au contraire, ils semblent agir en connaissance de cause, quitte à courir ces risques. [...] Les incertitudes et les angoisses, les interrogations sur son avenir se dissolvent dans un univers virtuel où il reprend la main, qu’il maîtrise via son avatar numérique. Aux confins du réel et du virtuel, du présent et du possible, c’est l’aventure sans risque, la prise de risque sans conséquence, l’expérimentation sans trace ni témoin, du moins l’adolescent veut-il le croire. L’exposition de la vie privée prend alors un autre sens.

La défenseure a conscience de l’ambivalence que peut représenter Internet pour les plus jeunes et elle précise que l’idée générale du rapport veut montrer qu’il est nécessaire de “rapprocher Internet de la famille”. En soulignant que :

Porteurs d’un potentiel d’enrichissement social et individuel encore mal évalué car évolutif, facteurs indéniables de lien social et de dépassement des barrières, ces médias qui s’avèrent aussi vecteurs de connaissances et d’éducation pour tous, ne sont pourtant pas sans risques pour les enfants.

Le manque de paroles

Selon le baromètre “Enfants et Internet” de 2011 de l’opération nationale de sensibilisation “Génération numérique”, 87% des 15-17 ans déclarent connaître les paramètres de confidentialité (ils sont 22% de cette tranche d’âge à ne pas protéger leurs informations personnelles sur les réseaux sociaux), contre 56% des 13-15 ans et 42% des 11-13 ans. Bien peu donc pour la défenseure au regard de ce que les enfants postent à droite et à gauche sur le web. Selon ce même baromètre, 20% des 15-17 ans, 28% des 13-15 ans et 22% des 11-13 ans parlent avec leur proche de leur utilisation du Net. Mais de quoi parlent-ils ? Du temps passé sur la Toile (55% des 8-17 ans selon une enquête de la TNS Sofres). Dans le temps de connexion, il n’y a pas de place à l’utilisation des réseaux et autres sites de partage, vecteurs de lien social — et par conséquent de dépôt de photos qu’on aimerait pas forcément retrouver distillées un peu partout.

Certes. Pour la défenseure :

Il convient de trouver le juste équilibre entre la prévention des risques et la limitation des possibilités.

Mais ce juste milieu aristotélicien pourrait être alors trouvé grâce à des programmes de régulation du Net ? Pas si l’on tient compte de la constitution même du réseau “difficile voire impossible à réguler”. Le seul moyen de réguler Internet n’est autre qu’une forme de discussion entre les acteurs, de l’internaute aux FAI et… de rendre possible — “afin de lutter contre les comportements qui viennent d’être évoqués [pédopornographique, ndlr]“ — le signalement plus rapide de ces comportements.

Formation des profs et des proches

Le dialogue à instaurer avec les acteurs de la socialisation des enfants (la famille et l’école) est l’une des solutions complémentaires à la répression ou la régulation, “difficile voire impossible” donc. Quand les classes sont abreuvées de matériel technologique alors même que les professeurs ne sont pas tous enclins à s’en servir, c’est une difficulté.

Assurer une formation effective aux TICE des principaux acteurs intervenant auprès des enfants (professeurs, éducateurs, animateurs…) — abordant aussi bien la sensibilisation aux risques, les informations sur les systèmes de protection, que l’accès à la culture et à la connaissance. Trop d’initiatives coûteuses voulant mettre en œuvre les ressources numériques à l’école, dans le monde de la culture, de la santé, des loisirs, achoppent faute d’une formation adaptée réellement dispensée aux intervenants, contribuant ainsi à une image de confusion et à la mauvaise utilisation de ces ressources pourtant considérables.

Collégien suréquipé édition limitée

Collégien suréquipé édition limitée

Le bon vieux dictionnaire comme cadeau à l'entrée au collège, c'est terminé : cette année les élèves de 6e du ...

Et si l’Éducation nationale semble prendre conscience progressivement de l’importance que revêt Internet aujourd’hui pour les enfants – et leurs parents – Marie Derain explique que “si les expériences locales foisonnent, l’impulsion institutionnelle est difficile à repérer”.

D’autant que ces dernières s’emmêlent et se renvoient la balle : les ordinateurs distribués aux élèves de sixième du Val-de-Marne seront gérés par des enseignants dont la formation devrait être assurée par… le rectorat. Soit l’académie de Créteil, distincte du Conseil Général du Val-de-Marne à l’origine du programme.

Pourtant, l’enthousiasme est là :

Partout en France, à partir d’engagement personnel des enseignants ou sous l’impulsion d’un recteur dynamique, les outils sont testés, les pédagogies qui s’appuient sur le numérique sont formalisées, faisant émerger quelques orientations.

À souhaiter que le relais soient pris par les enseignants, en complément des parents, pour permettre aux enfants d’appréhender le Net en évitant de vouloir à tout prix une régulation impossible. Pour aider à maitriser l’extimité des enfants ? Le droit à l’oubli numérique pour garantir “la paix et la cohésion sociale”.

Alex Türk, alors président de la Cnil, déclarait en 2009, dans le rapport d’activités, qu’il était “inacceptable et dangereux que l’information mise en ligne sur une personne ait vocation à demeurer fixe et intangible, alors que la nature humaine implique, précisément, que les individus changent, se contredisent, bref, évoluent tout naturellement”. Tout adolescent devenu adulte devrait pouvoir alors “obtenir la suppression de données personnelles qu’il a lui-même mises en ligne” selon ledit rapport. Parce que la diffusion de l’information “est large” mais aussi et surtout parce que

la vie “virtuelle” de l’enfant n’est désormais plus dissociable de sa vie “réelle”, elle en fait partie.

Préconiser l’oubli et l’effacement est une solution qui ne règlerait rien d’autre que l’absence de réflexion au moment de poster sur Facebook une photo à demi-nu. Le droit au déréférencement permettrait aussi “à la personne concernée de demander et d’obtenir la suppression du référencement des informations en question, dans les moteurs de recherche par exemple. Ainsi les données devenues indésirables disparaîtraient non seulement du site où elles ont été initialement introduites, mais aussi de tous les sites qui les ont reprises et diffusées” :

Intégrer le droit au déréférencement au règlement européen actuellement en préparation. Faire reconnaître aux mineurs le droit à une protection renforcée de leur vie privée — droit à l’oubli, droit au déréférencement. En janvier 2012, la Commission européenne a rendu publique une proposition de règlement européen, réformant le cadre de la protection des données personnelles, qui propose plusieurs avancées dans la protection des enfants. En effet, le droit actuel de la protection des données est limité en ce qui concerne les enfants.

Le droit à l’oubli, maille d’un nouvel arsenal juridico-legislatif pour encadrer et “protéger”. Et pallier, sans doute, l’absence ou la pauvreté du dialogue entre ceux qui éduquent et ceux qu’on veut éduquer. Reste à déterminer si les uns ne devraient pas, finalement, être éduqués avant les autres.


Illustration par Soosay [CC-by]

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Wiki prof de raison http://owni.fr/2012/10/29/wiki-prof-raison-wikipedia-ecole-education/ http://owni.fr/2012/10/29/wiki-prof-raison-wikipedia-ecole-education/#comments Mon, 29 Oct 2012 06:15:07 +0000 Antonio A. Casilli http://owni.fr/?p=123667

À l’occasion de cette rentrée universitaire, mes collègues enseignants et moi-même avons décidé d’ajouter une pincée de wiki à deux cours que nous donnons à Telecom ParisTech : j’ai créé un wikispace pour mon enseignement sur les cultures numériques, et, avec Isabelle Garron et Valérie Beaudouin, nous avons demandé aux étudiants de première année de tenter d’éditer et de discuter au moins une page Wikipédia, au titre de leur initiation à l’écriture en ligne.

Naturellement, Wikipédia est employé comme outil d’enseignement à l’université depuis plusieurs années, et sa popularité en tant qu’objet de recherche s’accroît de jour en jour. Mais la principale raison de son emploi en classe tient dans son évolution en tant qu’étape préliminaire dans les recherches bibliographiques et les démarches de fact-checking.

Songez à vos propres habitudes vis-à-vis de la quête d’information en ligne. Que faites-vous quand vous ignorez tout sur un thème ? Vous le googlisez probablement, et la première occurrence à apparaître est le plus souvent une page du site Web de Jimbo Wales.

Vous le faites, nous le faisons, nos étudiants le font aussi. En conséquence, avons nous intégré Wikipédia, non pas parce qu’il est un gadget sympa, mais parce que si nous ne l’avions pas fait nous aurions laissé s’installer un dangereux angle mort dans nos activités pédagogiques.

90-9-1

Admettre cette réalité sans céder à la panique n’est pas simple. Du moins ici en Europe, des jugements erronés sur la prétendue piètre qualité des articles de Wikipédia perdurent encore dans le monde de l’éducation. Certains, comme le professeur de lycée Loys Bonod, qui a connu ses quinze minutes de gloire cette année, s’empressent d’inclure des informations fausses et trompeuses dans Wikipédia, juste pour apporter à leurs élèves la démonstration que… Wikipedia contient des informations fausses et trompeuses.

Le paradoxe de telles réactions représente une bonne illustration du fait que l’exactitude et l’intelligence de Wikipédia sont au diapason de l’exactitude et de l’intelligence de ses contributeurs. D’où la nécessité d’encourager les utilisateurs à abandonner leur attitude passive et à participer en écrivant et en discutant de leurs sujets.

Bien sûr, certains pourraient invoquer pour Wikipédia la soi-disant loi d’airain de la participation sur Internet : le principe “des 90-9-1″,  selon lequel un article aura une majorité écrasante de simples lecteurs, quelques contributeurs qui feront l’effort d’apporter des modifications, et de très rares usagers suffisamment motivés pour se rendre dans les pages de discussion et engager un dialogue avec les autres wikipédiens.

Les sciences sociales peuvent apporter plusieurs éléments d’explication à ce phénomène. L’avènement d’une culture de la participation, sur les réseaux, a pu être largement exagérée. Peut-être la structure de l’encyclopédie tend-elle à recréer des dynamiques culturelles qui reproduisent l’opposition entre auteur et lecteur — au lieu de stimuler une polyphonie des contributions. Ou peut-être encore les éditeurs de Wikipédia cherchent-ils à intimider les autres utilisateurs dans un effort d’accentuer leur statut social en rendant leurs activités moins accessibles.

Lévi-Strauss

Essayez de créer un nouvel article. Très vraisemblablement, sa pertinence sera mise en doute par un éditeur. Essayez de rédiger une biographie d’un personnage public vivant. Il y aura de grandes chances pour qu’une discussion en découle, qui portera non pas sur le personnage public en question, mais davantage sur les qualités privées de son biographe. L’auteur a-t-il juste une adresse IP anonyme ? Ou bien il est un utilisateur enregistré, avec son propre compte permettant de tracer dans le temps ses contributions ?

Et ce qui est vrai pour les personnes vivantes peut l’être aussi pour les personnes décédées, comme j’ai pu le constater. Par exemple le 3 novembre 2009 à 15h34, à travers une liste de diffusion universitaire, je reçois un email du président de l’établissement pour lequel je travaillais. Cet email annonçait qu’“à l’âge de 100 ans, notre collègue Claude Lévi-Strauss était décédé”.

Conscient que cette information était intéressante pour un large public, et qu’elle provenait d’une source fiable, je l’ai publiée sur Wikipédia. J’ai mis à jour la page consacrée à Lévi-Strauss en introduisant la date de son décès. Sans trop me soucier de me connecter via mon profil. J’assumais, en effet, que mon adresse IP (j’écrivais de mon bureau) aurait de quelque manière cautionné ma contribution.

Cependant, alors que je sauvegardais ces changements, un message apparut m’informant que l’adresse IP en question avait été identifiée comme attribuée par le réseau informatique de mon université et qu’à ce titre ces changements apparaissaient sujets à caution. Un éditeur devait les valider. Mais il ne le fit pas. L’information que j’avais apportée avait été jugée “sans fondement”. L’argument d’autorité, le fait d’écrire de l’intérieur de la même institution dans laquelle Claude Lévi-Strauss avait enseigné, ne semblait pas recevable. La page fut modifiée quelque temps après par une personne pouvant inclure un lien avec la dépêche AFP annonçant la mort du chercheur.

L’épisode ne représente qu’une illustration de la manière dont l’autorité intellectuelle se remodèle dans un environnement ouvert, de mise en commun des connaissances tel Wikipédia. La posture universitaire du parler “ex cathedra” (en l’occurrence “ex adresse IP”) est questionnée de manière saine, quoique frustrante pour les universitaires. L’enjeu ne se limite plus au statut intellectuel des institutions savantes de nos jours, mais bien à la façon dont l’information est validée.

Notoriété

Vous avez probablement en mémoire ces bannières Wikipédia vous signalant qu’il existe un désaccord quant à la neutralité d’une page. En un sens, chaque page Wikipédia pourrait en contenir une, puisque chaque page procède, plus ou moins, de sa propre controverse interne. Les auteurs de chaque article se disputent sur comment ce dernier est argumenté, classé, référencé. Ou alors sur l’ajout de liens externes et sur l’orthographe de certains noms. Mais la plupart du temps, ils se disputent sur le point de savoir si les sujets sont ou pas “notoires” — c’est à dire, dans le jargon wikipédien, s’ils donnent ou pas matière à un article. Au cours des années, ces différends sont devenus si fréquents que Wikipédia a fini par proposer ses propres critères généraux de notoriété, ainsi qu’une liste de PàS (pages à supprimer) actualisée chaque jour.

Les analystes de la Fondation Wikimédia ont imaginé un moyen simple et élégant d’évaluer les controverses sous-jacentes auxdites pages. Il s’agit de Notabilia, un outil graphique permettant de détecter des structures distinctives de ces débats, qui peuvent aboutir autant à des décisions consistant à “supprimer” qu’à “garder” un article.

Comme des opinions antinomiques ont tendance à se compenser, les pages qui font l’objet de fortes controverses ou de discussions animées entre partisans ou adversaires d’un sujet donné dessinent des lignes plus ou moins droites. Tandis que les discussions plus consensuelles tracent des lignes en forme de spirales, qui convergent vers un accord.

L’impact et le sens de telles discussions entre contributeurs mettent en évidence l’existence de vibrantes communautés qui s’agrègent autour de sujets bien déterminés. À telle enseigne qu’actuellement on peut définir Wikipédia comme un service de réseautage social comme les autres. Finalement, ses utilisateurs partagent leurs intérêts sur leurs profils comme on peut le faire sur Google+, ils gagnent des badges comme sur Foursquare, discutent publiquement comme sur Twitter et leur vie privée est constamment mise à mal — comme sur Facebook.

Ces fonctionnements, en principe, permettent de travailler de manière collaborative et de repérer les erreurs factuelles rapidement et de façon transparente. Cependant, ils introduisent certaines particularités dans les processus de validation de l’information présentée sur Wikipédia. La confiance et la sociabilité bâties par les contributeurs influencent profondément la perception de la qualité de leurs articles. Ainsi, comme dans n’importe quelle autre communauté épistémique, la confiance est affaire de contexte.

Elle dépend des réseaux de contacts qu’un auteur peut attirer à lui. À tel point que, selon certains chercheurs, la confiance que les usagers peuvent susciter sur Wikipédia s’apparente davantage à un produit dérivé de leur capital social, que d’une reconnaissance de leurs compétences (voir en particulier les travaux de K. Brad Wray “The epistemic cultures of science and Wikipedia”).

Un exemple que j’avais déjà évoqué dans mon livre Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? peut illustrer ce phénomène. Il y a quelques années, une controverse sur la page consacrée à la précarité s’est élevée dans la version en langue anglaise de Wikipédia. En sciences sociales, la précarité se définie comme l’ensemble des conditions matérielles des travailleurs intermittents dans la société post-industrielle.

Les contours de cette notion ont été tracés par plusieurs auteurs issus du courant du marxisme autonome, tels Michael Hardt et Antonio Negri. Aussi, l’article a-t-il été affilié à la catégorie “syndicalisme”. Mais, un contributeur anonyme (vite surnommé “le catholique”) était d’un avis quelque peu différent. Il expliqua, à juste titre, que la notion de précarité avait été pour la première fois introduite par un moine français, Léonce Grenier (décédé en 1963), qui employa le terme pour mieux souligner la fragilité de la condition humaine face à la puissance divine. Son argumentaire avait du poids et ses références bibliographiques étaient correctes.

Toutefois, au lieu de défendre ses choix dans les pages de discussion, unilatéralement, il décida de rattacher l’article à la catégorie “christianisme social” et retira toutes les références aux mouvements syndicaux. L’épisode déclencha une vive dispute sur les réseaux. Très vite une lutte sans quartier éclata. Chaque nuit, le catholique rangeait l’article sous “christianisme”, chaque matin les marxistes protestaient avec véhémence et le rangeaient sous “syndicalisme”.

À ce moment-là je me suis demandé, comme des milliers de wikipédistes, à qui faire confiance. J’ai concédé que le contributeur catholique avait des arguments, mais je me suis aligné sur les positions des marxistes autonomes — en détaillant les raisons de ce choix dans un message. L’article devait entrer dans la catégorie du syndicalisme afin d’optimiser sa faculté à être référencé sur les moteurs de recherche.

Je pense ne pas avoir été le seul à adopter une réaction non académique. Wikipédia n’a pas vocation à atteindre une exactitude universelle, mais de parvenir à un consensus. À ce titre, beaucoup de wikipédiens vous affirmeront que leur encyclopédie n’est pas une démocratie, même si leurs processus de décision s’inspirent des principes de la délibération démocratique (voir à ce sujet le texte [pdf] de Laura Black, Howard Welser, Jocelyn Degroot et Daniel Cosely “Wikipedia is not a democracy”). Dans le cas que nous avons évoqué, puisque une polarisation partisane empêchait l’article d’évoluer, une simple règle majoritaire a été appliquée.

…À suivre dans le prochain épisode de cette chronique Addicted To Bad Ideas.


Illustration par Loguy pour Owni.

Article publié en anglais sur Bodyspacesociety, le blog d’Antonio A. Casilli (@bodyspacesoc).

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Le numérique attendra le printemps http://owni.fr/2012/10/10/le-numerique-attendra-le-printemps/ http://owni.fr/2012/10/10/le-numerique-attendra-le-printemps/#comments Wed, 10 Oct 2012 14:41:04 +0000 Andréa Fradin http://owni.fr/?p=122191 Pigeon – photo CC by Ibrahim Iujaz

Pigeon, premier sur l'innovation ! – photo CC by Ibrahim Iujaz

“La stratégie du Gouvernement pour le numérique.” C’est l’un des gros morceaux qui était au menu ce matin du Conseil des ministres. Et c’est Fleur Pellerin, ministre en charge de l’économie numérique, qui a été chargée d’en tracer les grandes lignes.

L’exercice, sorte de synthèse des gros dossiers en cours, devrait ” guider le Gouvernement dans l’établissement de sa feuille de route pour le numérique”, indique l’Élysée. Un plan détaillé qui sera présenté par le Premier ministre en février 2013, “à l’occasion d’un séminaire gouvernemental dédié au numérique”, poursuit le communiqué.

Chantier titanesque

Sans surprise, le chantier est titanesque. Et les dossiers aussi variés que nombreux.

Internet en fusion

Internet en fusion

En lançant une réflexion sur le "rapprochement" de l'Arcep et du CSA, le gouvernement ressuscite un serpent de mer qui ...

“Couverture intégrale du territoire en très haut débit”, dont le gouvernement assure reprendre “le pilotage” ; “sécurité des réseaux, systèmes et données, de l’indépendance technologique ou de la capacité des autorités judiciaires et administratives à agir en cas de besoin”, qui devrait notamment couvrir la polémique sur le géant chinois Huawei, ou bien encore “respect de la vie privée” et “protection des personnes face à la multiplication des fichiers.” Bercy semble vouloir donner une suite à la fameuse affaire du bug (ou pas) Facebook, en sollicitant particulièrement la Cnil sur les questions de données personnelles.

Et ce n’est pas tout. A cela s’ajoute encore le gros volet de la fiscalité du numérique, au cœur de nombreuses réflexions déjà lancées dans les différents ministères. Ainsi celle sur le rapprochement du CSA et de l’Arcep, dont les premières conclusions devraient arriver dès novembre, ou bien encore la mission de Pierre Lescure, chargée de réfléchir à des mécanismes de financement de la création, sans oublier les conclusions sur le sujet de Colin et Collin, respectivement inspecteur des finances et conseiller d’Etat, attendues aux alentours du mois de décembre prochain.

Pour compléter ces tâches de fond, le gouvernement indique également sa volonté de créer à Paris “ou en proche banlieue” un “grand quartier du numérique”. Baptisé “Paris Capitale Start-up”, il a pour objectif de “développer l’attractivité internationale de la France dans le numérique”. Selon La Tribune, qui révélait hier soir les détails de ce plan, “l’extrême-est de Paris, vers Ivry” aurait été évoqué. L’initiative devrait s’appuyer sur les dispositifs déjà mis en place par la région ou la ville de Paris en matière d’incitation à l’innovation.

Elle n’est pas sans rappeler l’ambition britannique, de muter Londres et son quartier consacré “TechCity” en “capitale européenne du numérique”. A en croire La Tribune, le gouvernement copierait même le modèle d’outre-Manche. Une offensive qui vient poursuivre le bras de fer franco-anglais entamé sous Nicolas Sarkozy autour de l’innovation, du numérique, et de l’organisation de certains de ses événements phare, tel que Le Web.

Coordination

Reste à coordonner le bouzin. En la matière, le gouvernement semble vouloir mettre l’accent sur l’inter-ministériel. En organisant le séminaire gouvernemental sur le numérique en février 2013 d’abord, mais aussi en réfléchissant à la meilleure manière d’articuler la question avec l’ensemble des thématiques qu’elle recouvre. Toujours selon La Tribune, une “enceinte de coordination” chargée de piloter le tout devrait être mise en place.

[visu] En 2012, Internet n’existe pas

[visu] En 2012, Internet n’existe pas

Visualiser en un coup d’œil les propositions des candidats sur le numérique. C'est ce que OWNI vous propose en ...

Selon nos informations, cette enceinte devrait se démarquer du Conseil national du numérique (CNN) voulu par Nicolas Sarkozy, qui s’apprête néanmoins à retrouver un second souffle. Mis en veille à l’arrivée de la nouvelle majorité et avec la nomination, en juillet dernier, d’un nouveau président, le CNN va reprendre du service avec de nouvelles têtes. La Tribune avance les noms de Daniel Kaplan (Fondation Internet Nouvelle Génération), ou encore Stéphane Distinguin (FaberNovel). Des entrepreneurs et experts du numérique connus pour être proches des cercles socialistes (lire notre ebook : Partis en ligne).

Certains des membres historiques du CNN devraient néanmoins garder leur place, poursuit le quotidien économique. Ainsi Giuseppe de Martino (Dailymotion) ou Gilles Babinet (ancien président du CNN, aujourd’hui “Digital Champion” français auprès de l’Union européenne). Selon nos informations, la présence de ce dernier est bel et bien confirmée.

Au-delà de l’effet d’annonce de ce Conseil des ministres, difficile d’entrevoir les nouveautés du gouvernement en matière de numérique. Six mois après la présidentielle, pendant laquelle le PS semblait bien déplumé sur le sujet, la “stratégie numérique” annoncée n’est ici pas davantage étoffée ; Fleur Pellerin ne reprenant finalement que pèle-mêle les dossiers déjà ouverts. Pire, cette feuille de route se voit renvoyée à février prochain. Face aux couacs récents sur l’affaire du bug Facebook ou la bruyante bronca du mouvement des “pigeons” web-entrepreneurs, le gouvernement tenterait-il une manœuvre d’ e-séduction ?


Photo CC by Ibrahim Iujaz

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Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/07/20/vendredi-cest-graphism-6/ http://owni.fr/2012/07/20/vendredi-cest-graphism-6/#comments Fri, 20 Jul 2012 09:11:36 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=116569

Bonjour et bienvenue sur l’avant-dernier épisode de “Vendredi c’est Graphism” !

Avant la trêve du mois d’août, on va faire le plein de graphisme, de design, avec notamment des arbres qui poussent dans la typo, un clip rock en 3D ou encore un écran électromagnétique. Si le coeur vous en dit, vous pourrez aller faire un tour du côté de cette conférence – table ronde qui a eu lieu lors du Typocamp, et admirer les collages de Jayme McGowan. Enfin, on se penchera sur un WTF calme mais inutile ! ;-)

Oui, vous y êtes, c’est Vendredi et c’est “Graphism” !

Geoffrey

Allez, on commence notre revue de la semaine avec le travail de HeineJones, un designer interdisciplinaire basé à Melbourne ! Il a récemment été approché par le conseil municipal de Footscray afin de concevoir une solution d’interprétation graphique et plastique qui puisse décrire le tout nouveau jardin implanté dans le cadre d’un réaménagement de la rue de Leeds Street. La solution de HeineJones est simple, il a mélangé la fonction et l’intention en réalisant des grilles poétiques découpées au laser dans une plaque d’acier de 10 mm.

Les arbres poussent donc à différentes échelles et sur différentes langues. Ces poèmes urbains comprennent également des mots qui rassemblent des informations sur le jardin. Le fond et la forme sont mêlés élégamment dans une contrainte de départ qui ne semblait pas si évidente.

tyoarbre Quand un arbre pousse sur de la typographie.

source

Voici un clip qui est à voir cette semaine ! Créé par par Wildlife et présenté à Los Angeles, cette vidéo tente de donner un visuel intéressant, créatif et audacieux à  ”Gimme Danger” de Iggy & the Stooger. Cette chanson rock en avance sur son temps est donc rattrapée par sa version visuelle d’une grande modernité avec des effets de lumière noire et un style souvent psychédélique. Derrière ce clip, il y a de nombreuses soirées de travail et de passion pure grâce à une équipe qui vient de l’univers de la modélisation et création 3D. Un résultat à découvrir ci-dessous.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

On continue avec cette découverte de la semaine grâce au groupe Breakfast qui nous éblouit en faisant revivre une technologie d’antan. Leur but est simple : créer une expérience pour enquêter sur les rues de New York grâce à un écran électromagnétique géant d’une résolution de 44 000 pixels. Chaque point est noir/ou blanc et réagit au moindre mouvement. Vous pouvez donc interagir avec lui comme un miroir intelligent et mécanique. Cet afficheur est vraiment très rapide pour un objet de mécanique et permet même ainsi d’afficher une image filmée à partir d’une caméra.

En photos :

En vidéos :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source | source

Allez, on continue notre “Vendredi c’est Graphism” avec la charmante artiste Jayme McGowan qui s’est faite connaître pour ses découpages de papier afin de réaliser des illustrations assez incroyables ! Puis, petit à petit, elle a été chargée d’illustrer des articles rédactionnels dans les magazines, des campagnes publicitaires, des produits, du packaging, etc. Installée en Californie, Jayme développe un imaginaire fantaisiste appuyé par des méthodes de travail assez uniques, tout en papier découpé. Elle a étudié l’art à la California State University à Sacramento où elle a obtenu son diplôme en 2007.

Untitled 2 Jayme McGowan et ses illustrations en papier découpé !

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Il y a quelques temps, j’ai eu l’honneur d’animer la conférence et la table ronde du TypoCamp qui a eu lieu à Paris. Avec le caustique et drôle David Rault, la charmante et décalée Anne-Sophie Fradier, le passionné Loran Stosskopf et notre ami du libre Jérémy Landes-Nones, nous avons pu aborder des thèmes sur les identités visuelles, la macro typo, la création typographique ou encore les identités visuelles de grandes institutions. Bref, j’étais au coeur de tout ceci, pour mon plus grand plaisir même si l’envie me démangeait très souvent d’intervenir, de donner mon point de vue et mon expérience. Heureusement, tout a été filmé, pour le meilleur et pour le typo-pire ! Voici la soirée en vidéo :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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Le WTF de la semaine est placé sous le signe de… l’inutile ! Voici comment transformer votre beau Mac Book Pro d’Apple en une simple machine à écrire ! Typer Noisy est un logiciel gratuit qui joue des sons de machine à écrire pendant que vous tapez. Il fonctionne en arrière-plan et avec toutes les applications (email, traitement de texte, etc.). Les sons sont ceux d’une vieille machine à écrire, notamment le son de la barre d’espace qui tintinnabule ;-) C’est inutile donc indispensable !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Pour le mot de la fin, sachez qu’il vous reste jusqu’à demain pour gagner un livre sur le métier de graphiste indépendant, que vous pouvez faire avancer la science en jouant avec des formes de vie eucaryotes perchées dans un arbre phylogénétique. Si la Chine vous intéresse, je vous invite à regarder cette interview de Wei Xingyu, alias Weestar réalisée par mon ami Gabriel ! Et si vous êtes assez passionné(e) par les belles lettres, vous pouvez participer à ce stage de gravure lapidaire !

Bonne fin de semaine, reposez-vous bien et… à la semaine prochaine !

Geoffrey

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Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/06/01/vendredi-cest-graphism-typographie-couleur/ http://owni.fr/2012/06/01/vendredi-cest-graphism-typographie-couleur/#comments Fri, 01 Jun 2012 09:11:12 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=112100

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour un nouvel épisode de Vendredi c’est Graphism! Comme toutes les semaines, notre rendez-vous ne déroge pas à la règle et l’on se plonge dans un bain de culture, de graphisme, d’interactivité, de typographie… De quoi vous régaler les yeux donc !

Cette semaine, je vous propose une petite nouveauté avec des graffitis de papier, on ira également découvrir le brainstorming de capsule de bière et de la typographie avec votre typomètre à imprimer. Je vous présenterai également des interfaces vraiment tangibles et en lévitation ainsi que des posters typographiques. On terminera sur un WTF à base de chats, de flingues et de dollars, le trio gagnant donc !

Je vous souhaite un excellent Vendredi c’est Graphism ! :)

Geoffrey

Pour ce début de “Vendredi c’est Graphism”, voici un tout nouvel art de rue affiché dans Paris!

Réalisées par l’artiste Mademoiselle Maurice, ces superbes figures géométriques sont collées sur les murs et utilisent de simples feuilles d’origami colorées collés sur les murs de Paris. Cette installation éphémère et « non dégradante » se positionne comme du street art poétique et non revendicatif.

Présentation du projet :

“Cette série m’a entre autres été inspirée par mon année au Japon et par les événements marquants du 11 mars 2011 qui provoquèrent entre autre l’explosion de la centrale de Fukushima alors que j’étais encore là-bas. Suite à ces événements puis quelques lectures, je décidai de participer à ma manière à l’hommage rendu depuis des décennies à Sadako Sasaki et d’ajouter à cela ma considération pour le peuple nippon. Sadako vécut l’horreur de la bombe d’Hiroshima et ses tragiques conséquences… Quelques années plus tard elle fut atteinte d’une leucémie provoquée par les événements atomique de 1945. On lui raconta la légende japonaise des 1 000 grues : pour voir exaucer son vœu, il fallait réaliser 1 000 grues en origami. Son souhait fut donc de guérir mais Sadako décéda à l’âge de 12 ans après n’avoir confectionné que 644 grues… ” [source]


popup Les graffitis de papier à Paris sont signés Mademoiselle Maurice !

En vidéo :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Source

On continue notre revue de la semaine avec une vidéo qui a fait le tour du web ! :-) En tant que designer, je m’émerveille toujours sur les détournements et hacking d’objets. En effet, quand quelqu’un a l’intelligence ou l’ingéniosité de prendre un objet et de le détourner de sa fonction, il réalise un acte de création très fort. Alors, quand j’ai vu ce court-métrage dont le tournage aura duré trois jours, j’ai vraiment apprécié ! Imaginez-vous, assis autour d’un “six pack” avec vos amis, essayant d’imaginer différents moyens de décapsuler votre prochaine bière.

Le brainstorming par la boisson en quelque sorte ;-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Source

Toujours cette semaine, j’ai publié sur Twitter, une photo (que voici), de ma règle typographique (typomètre) imprimée sur plastique transparent. Cette règle, que je balade depuis mes études de design à l’Ensad, permet de mesurer sur du papier, l’interlettre, l’interligne, le corps d’un texte, l’épaisseur d’un filet, etc. Autant d’outils qui sont pratiques pour les graphistes, designers et autres typographes afin de pouvoir comprendre, vérifier et analyser les structures typographiques des magazines, des livres, etc.

Puis en réfléchissant un peu, je me suis dit qu’il serait sympathique de vous partager toutes ces règles typographiques à télécharger en PDF et à imprimer sur du papier calque ou sur du rhodoïde (plastique transparent). En effet, il en existe plusieurs, je vous ai donc fait un petit fichier PDF contenant différentes règles à imprimer.

> Télécharger le PDF

Quelques exemples de règles typo – typomètres :

typorue Téléchargez votre règle typographique   typomètre, simplement, gratuitement !

source

Tout comme dans Iron Man 1 et 2, Tony Stark a les dispositifs interactifs en 3D les plus “cools” du monde ;-) Ces dispositifs ne sont pas juste amusants, incroyables ou uniquement de la science-fiction, non. Ils sont pleins d’idées visionnaires à explorer. Ainsi, manipuler des objets dans un espace 3D uniquement dans le vide… comment cela est-il possible ?

Jinha Lee, du “Tangible Media Group” du Media Lab du MIT a travaillé en collaboration avec Rehmi Post afin de jouer autour de l’idée de manipuler de vrais objets flottants dans l’espace afin de créer une interface utilisateur vraiment tangible. Son prototype est appelé le “Zeron” et réalise un rêve partagé entre les humains depuis des millénaires… oui, rien que ça !

Il s’agit donc d’un petit champ magnétique dans lequel la gravité n’atteint pas les objets. D’un point de vue plus philosophique, on y voit ainsi un reflet de la bataille continue entre l’homme et la gravité comme un paradoxe poétique de notre survie.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Merci Tania

On enchaîne avec ces superbes images que sont ces illustrations créées à partir du texte de grands livres de la littérature classique. Danny Fein travaille ainsi avec des designers pour créer ces magnifiques illustrations typographiques… Présenté récemment, ce projet permet aussi de donner, pour chaque achat, un livre à une communauté dans le besoin par la Banque internationale du livre. Une belle initiative qu’il faut lire, soutenir et encourager donc :-)

Source

Oh oh oh, le WTF de cette semaine sera sous le signe du chat ! Vous connaissez sûrement cette vidéo qui nous dit que l’Internet est fait de chats… et bien, je découvre qu’Internet est également fait de billets et d’armes à feu ! En tous les cas, c’est ce qu’affirme CA$HCATS.BIZ avec ce site où des passionnés de ce trio chat-arme-dollars nous partagent leurs photo. Et oui, l’expression artistique et visuelle passe aussi par ce genre de WTF !

Source

Et voilà, Vendredi c’est Graphism ! est terminé pour cette semaine ! Pour les petits curieux que vous êtes, vous pouvez prolonger l’expérience graphique avec la Biennale des créateurs d’images qui se tiendra à Docks-en-Seine ou encore avec le travail de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs lors des Designer’s Days 2012. Sinon, il ne vous reste plus qu’à aller vous régaler avec ce fabuleux Caketrope ! ;-)

À la semaine prochaine !

Geoffrey

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http://owni.fr/2012/06/01/vendredi-cest-graphism-typographie-couleur/feed/ 2
Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/05/25/vendredi-cest-graphism-signaletique-sonore/ http://owni.fr/2012/05/25/vendredi-cest-graphism-signaletique-sonore/#comments Fri, 25 May 2012 09:11:43 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=111419

Hello :)

Aujourd’hui c’est un numéro de Vendredi c’est Graphism tout ensoleillé que je vous propose avec une balade sonore dans la ville, avec un vêtement qui va vous permettre de faire des gestes…précis ou encore avec une vidéo graphique et ludique, sur le Sénat ! Et oui tout arrive ;-) On continuera sur de la visualisation de données et de la musique 8-bit et en conclusion, un doux WTF en extérieur mélangeant de la signalétique ET des animaux.

Bref, c’est Vendredi et c’est… Graphism !

Hop, on commence notre rendez-vous de la semaine avec un concept assez intéressant qui permet d’explorer la ville d’une façon différente. Loin des plans, des magasins, des photos et autres informations classiques, là c’est grâce au son que vous allez découvrir la ville. Le concept repose donc sur une solution interactive explorée à l’aide d’un stéthoscope, qui est en fait un lecteur RFID, afin de détecter des lieux, des emplacements. En termes simples, la carte est synchronisée avec des micros placés autour de la ville. Lorsque le stéthoscope est déplacé sur la position d’un de ces micros, l’utilisateur peut entendre ce qui se passe à cet endroit à ce moment-là.

idee Ecouter et parcourir le murmure de nos villes...

En vidéo :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Je vous présente aujourd’hui : “Move”, un vêtement technologique conçu par Electricfoxy et qui tente d’améliorer la performance et la précision de vos mouvements. Des activités quotidiennes aux activités sportives ou encore à la danse, ce vêtement propose une approche plus douce, poétique, et plus personnelle. L’idée des designers qui ont travaillé sur ce projet étant également d’éviter la douleur chronique ou même à long terme un mauvais geste ou une mauvaise posture.

Le vêtement comprend quatre capteurs d’étirement et de pliage situés à l’avant, à l’arrière et sur les côtés. Ensemble, ils informent de la position de votre corps et du mouvement musculaire afin de déterminer si ils sont corrects. Le tout est relié à un téléphone mobile ou une tablette et vous permet d’évaluer, de gérer et de personnaliser votre expérience physique.

Bienvenue dans le futur ! :-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

On enchaîne avec un sujet un peu lourd mais présenté sous forme d’émulsion de noisette, de chantilly, de crème fouettée 0%, bref, un sujet au final traité en toute légère grâce au graphisme, à l’animation, au design. Son titre ? « Commission d’enquête, mission d’information : comment ça marche? ». Son commanditaire ? Le Sénat. Grâce à cette vidéo, vous allez comprendre comment fonctionnent ces outils indispensables à la fonction de contrôle exercée par les sénateurs et vous approprier toutes les réponses grâce à cette vidéo pédagogique.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Je vous présente LE site qui a fait le tour du web la semaine dernière… il s’agit d’infogr.am, un site assez formidable ; application en ligne qui met à notre disposition plusieurs modèles (templates) d’infographies ou de diagrammes, dont on peut modifier les données à la volée. Le site comprend plusieurs styles différents et il vous suffira de générer l’infographie en déplaçant les éléments.

Comme les infographies sont de plus en plus nombreuses sur internet, je me doutais bien que ce genre d’outils allait exploser et, en effet, j’en vois de plus en plus. J’attends l’application mobile qui puisse me permettre de créer et de mettre en ligne mon infographie !

Infogr.am en images :

dataviz Créez de belles infographies & datavisualisations gratuitement et en ligne grâce à Infogr.am !

source

Cette semaine nous avons eu droit à LA découverte 8-bits ! Plusieurs albums de Radiohead ont été mis à la moulinette de la musique 8-bits et voici celui-ci qui est mon préféré :)  L’artiste QuintonSung a pris à la fois le rythme et la mélodie et l’a et complètement transformée en sonorités 8-bits. De quoi nous rappeler notre jeunesse et nos jeux vidéo !

Les morceaux de musique de Radiohead :

  • 0:00 – Everything in its Right Place
  • 4:15 – Kid A
  • 8:44 – The National Anthem
  • 14:20 – How to Disappear Completely
  • 20:06 – Treefingers
  • 23:27 – Optimistic
  • 28:06 – In Limbo
  • 31:10 – Idioteque
  • 36:25 – Morning Bell
  • 41:18 – Motion Picture Soundtrack

L’album complet en 8-bit :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

On termine sur un WTF animalier ET signalétique avec cette série de photos publiée sur un blog qui recense les animaux qui enfreignent les panneaux et la signalétique des espaces publics ! Amis & collègues designers… et si vous conceviez de la signalétique pour animaux, à quoi cela ressemblerait-il ? Pas à ces panneaux en tous cas ;-)

source

Pour le mot de la fin, c’est la fête aux liens, avec la dernière version de la musique du jeu “Sword and Sworcery”, avec les “Designer’s days“, avec une nouvelle façon d’attendre dans les hôpitaux, ou encore avec le Festival d’affiches de Chaumont !

Oh et…si vous passez au WIF de Limoges la semaine prochaine, n’hésitez pas à venir me saluer :)

Geoffrey

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Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/05/18/vendredi-cest-graphism-homosexualite-bande-dessinee/ http://owni.fr/2012/05/18/vendredi-cest-graphism-homosexualite-bande-dessinee/#comments Fri, 18 May 2012 09:00:14 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=110589

Bien le bonjour chères lectrices et chers lecteurs, amateurs d’arts visuels ou professionnels de la courbe de bézier, je vous invite sur “Vendredi c’est Graphism” ! Aujourd’hui, je vais vous présenter le projet de bandes dessinées “17 mai”, une interface signée Microsoft, un tutoriel pour faire vos cartes pop-up 8-bit ou encore un court métrage qui se passe dans une forêt de papier. On ira également jeter un oeil du côté d’un jeu en ligne et d’une belle paire de fesses robotisée !

Bref, c’est Vendredi et c’est Graphism ! ;-)

Geoffrey

Allez hop, on démarre notre “Vendredi c’est Graphism!” avec un projet qui me tient à coeur et que j’ai pu découvrir cette semaine. Intitulé “17 mai”, ce projet présente une riche variété, tant sur le fond que sur la forme, d’histoires et d’illustrations. Chaque auteur, garçon ou fille, hétéro, homo ou autre, aborde à sa manière le thème du rejet. Usant d’un ton grave, d’humour, voire d’auto-dérision, chacun a puisé dans son expérience personnelle ou dans ses constats… Le discours s’étend bien entendu au-delà de la seule journée du 17 mai, le site est ouvert et ne demande qu’à s’enrichir de nouvelles contributions pour prolonger le débat. L’idée est ainsi de démontrer que rien n’est jamais acquis et que cette lutte se fait au quotidien et dans son entourage proche.

Quelques extraits :

source

Merci Christian !

On continue avec une interface numérique assez intéressante signée Microsoft ! Et s’il y a bien quelque chose que j’aime chez Microsoft c‘est la capacité qu’a cette société à ne jamais arrêter d’essayer d’innover, de penser le futur et le futur proche. Présentée au TechFest de Microsoft Research en 2012, ce dispositif intitulé IllumiShare permet aux personnes éloignées de partager n’importe quel objet physique ou numérique sur n’importe quelle surface. Pour ce faire, IllumiShare utilise une paire de caméras & projecteurs et la caméra capture la vidéo de l’espace de travail de l’un pour l’envoyer à l’espace distant de l’autre. Ainsi le projecteur vidéo représente à distance les deux espaces mélangés pour créer… un espace partagé !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Cette semaine, on va se pencher sur un petit tutoriel qui est devenu très populaire sur le web : Comment réaliser un “Space Invaders Popup” et “Crâne en pixel en popup” ? Ce cartes sont vraiment minimalistes et très faciles à concevoir, une fois que vous avez le coup de main ;-). Il vous faudra donc vous armer d’un chouilla de patience, d’une pincée de papier, d’une once de cutter mais également d’une pointe comme une aiguille ou un compas ;-).

suivre le tutoriel

On avance avec LE court-métrage qu’il ne fallait pas rater cette semaine. Signé par Yves Geleyn, “Colosse” vous offre un merveilleux mélange entre forêt, robot, papier et poésie… Une histoire simple dans un monde fantastique, parfait pour réveiller votre âme d’enfant non ? ;-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Merci Garry

Je vous propose de découvrir “The Eyes Have It”, un jeu plutôt drôle et créé par Yoni Alter, Sean Dekkers, et Patrick Wolleb. Le principe du jeu est de faire correspondre les yeux d’un personnage de dessin animé à son corps. Le corps du personnage apparaîtra à l’écran et vous devrez ensuite deviner quelle paire d’yeux lui appartient. Essayez de deviner tous les personnages dans le meilleur temps possible et ensuite, comme d’habitude, vous en vanter sur Twitter ou Facebook ;-) Le jeu comporte trois niveaux de difficulté… attention donc à commencer doucement car la complexité augmente vite !

amusez-vous bien !

Vous savez, je ne suis plus vraiment surpris par l’imagination de nos voisins japonais…. Cependant, leur appétence au WTF, elle, n’a d’égal que la mienne pour la typographie. Ce WTF s’appelle Shiri et s’avère être un fessier artificiel qui répond au contact humain en fléchissant ses “muscles” électromécaniques et en émettant un bruit de pompe hydraulique. Sexy non ? WTF, oui ! ;-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

On termine notre “Vendredi c’est Graphism” avec un rendez-vous Nantais où Daito Manabe (un génie de l’électronique) exprime son talent, avec Monumenta à Paris, avec cette enquête policière amusante à Bordeaux, de dames nues sous l’oeil de Newton au Grand Palais, ou encore avec cet iPhone habité, !

Et en attendant, la semaine prochaine, vous pouvez toujours me retrouver sur mon blog, mon twitter ou mon Instagram !

À la semaine prochaine et gardez l’oeil ! ;-)

Geoffrey

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Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/05/11/vendredi-cest-graphism-4/ http://owni.fr/2012/05/11/vendredi-cest-graphism-4/#comments Fri, 11 May 2012 08:11:23 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=109701

Hey ! :)

Bonjour et bienvenue à bord de la soucoupe pour ce 91e numéro de Vendredi c’est Graphism ! Les projets avancent, les idées aussi… Au programme de la semaine, je vous propose des cartes des planètes, des robot vengeurs, de la typo, du temps réel avec Google map, du pixel art photographique et un bon gros WTF pour les développeurs et autres amoureux du code informatique.

Bref, c’est vendredi et c’est.. Graphism !

Geoffrey

On démarre notre revue de la semaine avec ces images qui peuvent ressembler à de l’art abstrait et coloré… Mais ces images sont en réalité les cartes des planètes, des lunes et des astéroïdes de notre système solaire créé à partir d’informations recueillies par des satellites et des télescopes. La variété de couleurs renvoie aux différentes structures et topographies enregistrées, telles que bassins, cratères, montagnes et autres plaines….

C’est une façon de représenter la réalité avec un angle graphique, artistique et visuel qui me plait énormément.

gaya Des cartes artistiques de notre beau système solaire!

source

Cette semaine, vous aurez peut-être vu cette vidéo, drôle décalée mais vraiment bien réalisée :) Daniel H. Wilson est l’auteur de Robopocalypse, un ouvrage dans lequel il nous donne quelques menus conseils afin de résister et de survivre aux invasions de robots ! Entre leur développement et leur auto-réplication intelligente des nano-robots… Allez, n’ayez pas peur, il faut juste que vous soyez prêts ! ;-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

merci Tania

Dans la foulée, je tenais à vous présenter Tetra, une toute nouvelle tout belle typographie sans serif gratuite et dessinée par Alexey Frolov. Tetra nous apporte une certaine touche “old style” et ce sentiment est adouci dans les courbes contemporaines rendant cette police d’écriture applicable pour des mises en page rétros et modernes.

télécharger la typo

Vous savez, je croise encore parfois des personnes qui imaginent que Google Map est en temps réel ! Drôle d’idée quand on sait que les photos satellites datent parfois de plus d’un an. Cependant, l’idée est plaisante, fait rêver ou inquiète parfois ! Comme partout dans nos vies, dès que le paysage numérique prend vie, cela laisse place à la fascination et mettre cet espace dans les mains de tous est le plus beau cadeau que l’on puisse faire aux curieux

Ce film de Roel Wouters offre une approche créative en réinventant Google Maps en temps réel ! Cette carte virtuelle de notre monde joue avec l’idée de l’espace public comme une danse chorégraphiée… jolie et qui me laisse rêveur !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Dans ce monde réel, l’artiste et photographe Jamie Sneddon et son acolyte Kevin Rozario-Johnson, nous offrent une vision nouvelle du pixel dans l’espace. Ces clichés, réalisés dans la ville de Cologne mélange Sonic, Link, ou des objets issus du monde de Mario Bros de manière délicate et bien sentie. Le tout donne un regard tourné vers le rêve et l’on imagine un instant croiser notre hérisson bleu à travers la ville. Un beau projet…

On termine sur un WTF spécialement conçu pour les développeurs et les gens qui programment. Lorsque l’on code, il est possible de se retrouver dans des situations vraiment délicates, complexes où des enjeux minimes prennent une grande importance. C’est donc avec beaucoup de dérision  que le blog “lesjoiesducode.tumblr.com” a été conçu… je vous laisse avec ces exemples :)

Quand je poste une question sur stack overflow :

Quand j’ai perdu une heure a cause d’une parenthèse oubliee dans une requête sql :

Quand je dois modifier du code auquel je n’ai plus touche depuis 3 mois :

Quand je pense avoir trouve une solution :

Quand j’ai decouvert les regex :

Par ici pour lire plus de joies du code ;-) Ou alors, pendant ce temps, il est toujours possible de se battre contre des oies avec un sabre laser… ;-)

Et voilà, pour le mot de la fin, je laisse la parole aux designers Joolz et à Elroy !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

À la semaine prochaine! :-)

Geoffrey

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http://owni.fr/2012/05/11/vendredi-cest-graphism-4/feed/ 6
[visu] En 2012, Internet n’existe pas http://owni.fr/2012/04/20/visu-en-2012-internet-nexiste-pas/ http://owni.fr/2012/04/20/visu-en-2012-internet-nexiste-pas/#comments Fri, 20 Apr 2012 20:40:36 +0000 Andréa Fradin et Guillaume Ledit http://owni.fr/?p=107218 OWNI vous propose en ce week-end électoral. L'occasion de faire le bilan de cette campagne pas très net. En marge des coups de com' et effets d'annonce, petites phrases gentilles sur les générations numérisées et grandes vérités sur la société de l'information, question projets et propositions, pas grand chose.]]>

Cette fois, c’était la bonne. En 2012, la campagne se jouerait sur Internet. Les politiques étaient formés. Les Français, prêts et connectés. Les équipes de communication itou. On allait voir ce qu’on allait voir !

En fait, on a rien vu. De pichrocholines polémiques en guéguerre de communication. Retour sur une campagne définitivement pas très net, comme le détaille la grande infographie au bas de cet article.

Côté com’, on a mené la danse. Les multiples conseillers et expert ès ”social media”, depuis longtemps dans les starting-blocks, ont tenu leur promesse. La presse s’est vu inondée de leurs analyses sur le rôle de Facebook ou de Twitter dans la campagne présidentielle. A grands renforts de chiffres recensant les nombre de “fans” et de “followers”, d’études comparatives et de diagrammes analytiques des “buzzs”.

Une campagne pas très net

Une campagne pas très net

Après Facebook, Twitter. Accusée ce week-end d'avoir censuré des comptes parodiant le président sortant, l'équipe de ...

L’intérêt médiatique s’est révélé si conséquent qu’il s’est même attardé sur la communication portant… sur la communication elle-même. Facebook suspecté de courir pour Nicolas Sarkozy, Twitter fermant certains comptes parodiant ce même candidat : l’e-boucle était bouclée, les équipes de campagne de chaque parti passant un temps fou à communiquer sur leurs pratiques et celles de leurs petits camarades.

Ainsi fond fond fond

Au final, du bruit sur du bruit. Qui n’a pas apporté grand chose au Net lui-même. Car sur le front du fond, le débat n’a pas été très réjouissant. Le numérique a quasiment été inexistant dans les médias généralistes. Même Libé, dans sa une consacrée aux grands dossiers oubliés de la campagne a laissé Internet sur le bord de la route.

Dans une analyse datée de ce jour, le think tank Renaissance Numérique estime qu’Internet “ne représente que 5% des contenus [...] mentionnant les candidats à la présidentielle” en ligne, ajoutant “qu’il n’est quasiment abordé que pour parler de culture ou de réseaux sociaux (80% des contenus relatifs au numérique).”

Il est vrai qu’en dehors du Net envisagé comme pur support de com’, c’est l’affrontement – ou l’étrange florette – des politiques et lobbys culturels qui ont occupé les journalistes chargés de comprendre le sacro-saint “après-Hadopi”. En dehors de ces clous, seule la pénalisation de la consultation des sites terroristes, portée par le candidat-président au sortir de l’affaire Merah, a vaguement pu atteindre les foyers français. L’occasion pour le président-candidat de rappeler son approche sécuritaire du réseau, qu’on croyait oubliée depuis l’abandon des velléités d’“Internet civilisé” et les multiples “je vous ai compris” distribuée en 2012 à l’e-public. Bref, rien de très nouveau sous le soleil et les bits.

Loin d’être en tête des fameuses “préoccupations des Français”, Internet, ou le numérique, n’est pas un investissement rentable dans une campagne électorale. Et surtout sur le fond. Le fait qu’une Eva Joly s’affiche avec l’un des gourous du logiciel libre n’a sans doute pas impacté ses intentions de vote. Et Jean-Luc Mélenchon a beau haranguer les foules à la Bastille en chevrotant “il ne sera plus jamais permis de faire Hadopi”, le candidat du Front de Gauche s’emportait facilement dès qu’il s’agissait d’entrer dans le détail.

Zone à risques

Car en plus d’être peu porteur, Internet est aussi labellisée zone à risques. Si peu d’électeurs semblent conditionner leur vote au positionnement numérique des candidats, ceux qui prêtent attention à la thématique sont exigeants. En maîtrisent la complexité : les méandres des conditions de diffusion d’une œuvre sur Internet, l’historique des dispositions législatives visant le réseau, l’avancement de la couverture haut et très haut débits en France.

Une exigence qui fait peur : la moindre déclaration est passée à la moulinette et la moindre erreur repérée, analysée, contextualisée. Une difficulté supplémentaire pour des présidentiables déjà peu acculturés au sujet, qui peut rapidement se retourner contre eux, et “faire le buzz” d’un jour ou d’une semaine sur les réseaux.

En cette fin de campagne, aucun des candidats n’incarne pleinement les aspirations d’une “communauté Internet” balbutiante en France. Leurs équipes, pourtant, ont pour la plupart fourni un travail conséquent. A droite comme à gauche : la compétence ou l’enthousiasme des exécutants n’est pas déterminée par l’appartenance politique.

OWNI a visualisé les prises de positions numériques de celles et ceux qui se présentent à votre suffrage ce dimanche. Sans prétention à l’exhaustivité, mais en mettant en avant les thématiques qui ont suscité quelques clivages. En balayant large, mais sans s’aventurer sur l’éducation ou la santé, sur lesquelles les propositions sont trop disparates et complexe pour être résumer à un simple “pour/contre”.

L’occasion de jeter un dernier coup d’œil éclairé aux propositions des candidats, dont vous trouverez le détail en survolant l’image (cliquez dessus pour la visualiser en grand format) :


Illustrations CC Loguy

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Vendredi c’est Graphism http://owni.fr/2012/04/13/vendredi-cest-graphism-2/ http://owni.fr/2012/04/13/vendredi-cest-graphism-2/#comments Fri, 13 Apr 2012 09:11:23 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=105620

Hello les ptits loups !

Aaah, c’est vendredi, oui, vendredi 13 mais rassurez-vous, “Vendredi c’est Graphism” aura été épargné par le mauvais oeil pour vous offrir, encore cette semaine, un petit aperçu de ma semaine graphique, visuelle, expérimentale, bref, tous ces ingrédients créatifs qui font que chaque jour nous pouvons êtres inspirés par de nouvelles choses. Ainsi, au programme de cette semaine, je vous propose :

  • - une caméra très ancienne pour votre iPhone dernière génération
  • - des conseils pour la création sur téléphone mobile
  • - des robes issues de sites internet
  • - un débat sur les jeux vidéo et la bande dessinée
  • - une application pour faire de la musique électronique en… 3 minutes
  • - une expérience tangible et sensorielle pour Issey Miyake
  • - et… un WTF déformant ;-)

Bon vendredi… et bon Graphism !

Geoffrey

On commence notre semaine avec “1-Bit camera”, une bien drôle application iPhone qui va capter merveilleusement votre environnement sous forme de photo et les transformer en noir et blanc et en image 1bit. Et oui, vos photos prises avec cette application transformeront votre dernier iPhone4S top moumoute de la technologie en photos originales de ce que l’on pouvait trouver sur l’OS d’Apple en 1984 ou encore sur la célèbre caméra Gameboy, une caméra très prisée des collectionneurs.

Au programme donc :

  • un affichage temps réel de l’image en 1-bit
  • des photos légères, aux alentours de 150ko
  • un algorithme de tramage précis
  • le partage en ligne sur twitter, facebook…
  • etc.

À noter également que l’application utilise le tramage ordonné ou tramage Bayer qui génère un motif de hachures. Il s’agit d’une forme de tramage dispersé. Parce que les points ne sont pas regroupés en clusters, le résultat obtenu est beaucoup moins granuleux (source).

La conclusion du créateur de cette application est que ce n’est pas le nombre de pixels qui importe, mais la qualité de ces pixels pris séparément. Il suffisait d’y penser ;-)

cam2 1 Bit caméra, ou comment transformer lappareil photo de votre iPhone en appareil 1 bit.

source

Allez hop, on enchaîne avec cette présentation pour vous, designers, concepteurs, développeurs, graphistes, ou tout simplement curieux qui êtes désireux de comprendre comment le design mobile se présente aujourd’hui. Cette présentation vous offre sept grandes lignes directrices pour la création mobile sous forme d’un diaporama réalisé par Spoon Ryan, un  observateur/investisseur de San Francisco. .  Une présentation assez globale, générale, très pratique avec beaucoup de bons exemples.

À parcourir et à garder sous votre tapis de souris ;-)

source

On continue notre revue de la semaine avec un artiste que j’ai découvert récemment et qui a su trouver une thématique assez contemporaine dans son travail du dessin de mode.  Le jeune Victor, connu aussi sous le pseudonyme de “Neko-Vi”  habite Gênes en Italie et s’inspire pour son travail, de la pop-culture, des animes, des années 80 et bien évidemment du design de mode pour réaliser ses créations. Aujourd’hui c’est aux réseaux sociaux et aux grands sites internet de ce monde qu’il s’attache avec une série de robes sur Facebook, Twitter,  Wikipedia mais aussi Google, Yahoo ou encore le très célèbre feu-Megaupload ;-)

Des illustrations simples, plutôt élégantes et qui, à mon sens, arrivent à puiser l’essence du site internet, du service, de son identité visuelle, de sa charte graphique.

source

Hééé oui, “Vendredi c’est Graphism” est aussi l’occasion de vous parler jeux vidéos, mais pas simplement… En effet, cette semaine, je vous propose de regarder “Le débat de Game One”, une nouvelle émission de Game One dont le concept est de discuter sur les sujets qui passionnent les geeks, qu’ils soient geeks jeux vidéo, hi-tech, cinéma, etc. Cette semaine, le sujet est donc sur les jeux vidéo et la bande dessinée, un doux mélange, très intéressant avec des thématiques passionnantes comme vous le verrez.

Une mention spéciale également sur la relation entre humour & jeux vidéo, à regarder, à écouter, à apprécier ;-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Toujours cette semaine, si vous avez trois minutes et que vous voulez faire de la musique, j’ai ce qu’il vous faut ! J’ai découvert récemment “Figure”, une application mobile qui vous permet de réaliser de la musique électronique tout en tachant de garder votre inspiration soudaine. L’idée est vraiment l’immédiateté, la spontanéité.

Au programme de cette application :

  • Faire des sons avec de la batterie, des basses et un synthé. La base donc.
  • Jouer en faisant simplement glisser votre doigt.
  • Rester toujours dans ​​le temps
  • Enregistrer votre piste à la volée

On notera certaines choses très intéressantes dans cette application comme son design, le choix de ses couleurs, vintages et très à la mode. On remarquera aussi son interface assez élégante même si parfois éloignée du monde de la musique pour certains écrans. Une application amusante qui poussera, je l’espère, votre créativité musicale. D’ailleurs, je m’en vais de ce pas créer le prochain tube… hum, on peut toujours tenter ;-)

En images :

app Figure, une application pour créer de la musique en quelques minutes.

En vidéo :

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Voici également, une brillante installation interactive présentée sur la vitrine du grand couturier japonais Issey Miyake. Composée de plaques hexagonales, le projet répond à la chaleur du corps et affiche toutes les empreintes laissées par les utilisateurs qui touchent sa surface textile. Accompagnant la réactivité physique, tangible de cette installation, un site web mobile permet aux utilisateurs de dessiner un parcours graphique qui s’affiche directement sur les polygones, dans la vitrine. Réalisée par les deux artistes Alex Dodge Kärt Ojavee et Eszter Ozsvald, cette installation tente de réinventer le doux mélange entre techniques traditionnelles et matériaux technologiques.  À noter également que le tissu utilisé ici est un tissu japonais pour la teinture connu sous le nom “shibori”, un tissu cher à Issey Miyake.

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Le WTF de cette semaine est un hommage aux frères Bogdanov ! Igor et Grichka Bogdanoff ou Bogdanov sont sont des frères jumeaux français d’origines russe et autrichienne, producteurs-animateurs de télévision, universitaires et essayistes… Bien connus pour leur physique inhabituel, ils apparaissent souvent de façon médiatique. Bref, avec pour message princpal “Et si vous etiez deja un Bogdanov sans le savoir?“, le site Bogdanovision va vous partager l’expérience d’un monde dominés par les Bogdanov.

OMG. WTF.

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Pour le mot de la fin, ce sera assez exceptionnel car je vous propose de découvrir… le sens de la vie ! :-) Cette courte bande-dessinée dont je vous met un petit extrait sous forme de quelques image nous raconte, en tout simplicité comment, un homme qui rencontre un genre de “dieu”, trouve, d’une façon plutôt schyzophrénique, le sens de “la” vie et le sens de “sa” vie, qui sont tous les deux liées.

Bonne lecture !

Sur ce, bon week-end, ouvrez l’oeil et… à la semaine prochaine ! :-)

Geoffrey

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